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Les lieux de mémoires

Monument aux morts Le Neubourg

La veuve et l’orphelin

Le monument aux morts du Neubourg

Le monument aux morts a remplacé un précédent monument, œuvre du grand sculpteur Paul Landowski, né en 1875 à Paris, élève de Barrias à l’Ecole des Beaux-arts, Grand Prix de Rome 1900, auteur de très nombreux monument dont la statue d’Edouard VII à Paris, le Monument aux Morts de la Faculté de Médecine de Bordeaux, le Monument Jacques à Saint Etienne, la composition « La Mer » à l’Institut Océanographique de Paris, etc…

Le monument de Landowski a été détruit le 20 juin 1944 lors du bombardement de la gare par un « Marauder » et fut remplacé en 1953 par le monument aux morts actuel, représentant “La Veuve et l’orphelin”, œuvre du sculpteur Hubert Yencess. Ce nouveau monument symbolise une jeune femme s’inclinant sur la tombe de son mari mort pour la France, et ses deux enfants priant pour leur père disparu. Sur le socle sont gravés les noms des Neubourgeois, victimes des guerres.

Situé sur la place Maréchal Leclerc à proximité de la Maison du Tourisme du Pays du Neubourg, plusieurs cérémonies annuelles se déroulent autour de ce monument, dont le 8 mai ou encore le 11 novembre.

 

Libération du Neubourg

Le Neubourg fut libéré le jeudi 24 août vers 13h avec l’arrivée des troupes américaines.

Commémorations de la Libération du Neubourg

Bombardements aériens des troupes alliées

Après le débarquement sur les côtes normandes, les avions alliés bombardaient les voies de circulation, ainsi que les villes et les villages pour faciliter l’avancée des troupes à terre.

Le Neubourg doit son salut à quatre jeunes hommes courageux. Cf. Article paru dans L’Eure libérée du 2 septembre 1944

L’artillerie américaine avait pour ordre d’empêcher les Allemands de gagner la Seine. Les ordres précisaient que Le Neubourg devait être détruit car la localité était pleine d’Allemands. En fait, il ne restait que quelques soldats, mais les Américains l’ignoraient.

Les 4 courageux

Quatre hommes décidèrent donc d’aller à la rencontre des Américains pour les informer de la situation et éviter ainsi la destruction de la ville : Raymond THOREL, André BONZON (et non Bozons comme écrit dans l’article), Michel TASKY (Tasey dans l’article) et Michel LEGALL.

Autres faits marquants de la Guerre 1939-45 au Neubourg

Durant l’hiver 1942-43, la Gestapo allemande fit une rafle. Des Neubourgeois furent arrêtés et embarqués pour les camps de concentrations :

  • M. Leroux, clerc de notaire chez Maître Lefebvre, notaire, mort en déportation ;
  • M. Marcel Leclerc, électricien, membre de la Résistance,
  • son épouse, Mme Leclerc, transportée à la prison de Rouen et qui fut relâchée une semaine plus tard ;
  • Mme Bonn, réfugiée de Paris, logée par M. et Mme Marcel Prévost, commerçant au Neubourg, qui décéda en camp.
    En l’enlevant, les allemands laissèrent son fils qui fut recueilli ensuite mais n’a donc jamais revu sa mère.

Registre des délibérations Le Neubourg

Octobre 1944 : visite du Général de Gaulle au Neubourg

Quelques semaines après la libération du Neubourg, le Général de Gaulle, accompagné de M. Tanguy Prigent, Ministre de l’agriculture, M. Pierre Mendès-France, Ministre de l’Economie nationale, et M. le préfet Cornu a honoré le 8 octobre 1944 la ville du Neubourg de sa visite. Ils furent accueillis par M. Gaston Lefebvre, maire-adjoint, M. L’abbé François, M. Lucien Delaunay, responsable dela Résistancesur le plateau, M. Octave Bonnel, conseiller général et maire, ainsi que la population venue nombreuse.

Le Général de Gaulle évoque cette visite dans le tome III de ses Mémoires de Guerre : « Au Neubourg, les agriculteurs qui s’y étaient rassemblés me parurent résolus à laisser leurs manches retranchées. »

Des réfugiés au Neubourg

De nombreux réfugiés originaires de la région de Dives-Cabourg traversèrent le département et plus spécifiquement notre ville. En juillet 1944, on en dénombra 602 en 5 jours. Ils furent reçus de la meilleure façon par la Municipalité qui organisa un centre d’accueil ; les logements inoccupés furent réquisitionnés.